Braziiiiiil...la li la li la li la laaaaaaaa
Croyez-en vos yeux, j’y suis nom de Dieu !
Après des mois d’errances, d’aprèms-calbard à Aix en juin, de gratouillage de massifs à Saint-Cast en juillet-août, d’interrogations philosophiques fondamentales dans ma piaule en septembre « Qui suis-je ? », « Qu’est-ce que je fous encore là ? », « Suis-je définitivement inutile ? », « j’me roule une clope ou j’vais courrir ? » (Tous ceux qui se sont déjà posé cette question en connaisse la réponse systématique), de galères administrativo - e-épistolaires à Panam avec l’ambassade du Brésil fin octobre…
Ça y est ! Mon teint anémique et mon poil terne son venu retrouver vigueur sous les rayons d’un deuxième été, mes 2 pieds gauches ont foulé le sol carioca le 10 novembre au soir (il est vrai que je ne suis sorti de l’aéroport que le 11, après avoir dormi en galère sur un banc parmi mes sacs, ne comprenant rien aux distributeurs de billets en português). Le Glandeur, Chamika, Treuil, Calbard, Father Robert sont partis à la conquête du Brésil sous la forme d’un placide étudiant pâlot et mal peigné.
Là où les gringos conquérant sont venus exploiter (« explorar » signifie « explorer » et « exploiter » en portugais ; magnifique dans un pays où il n’y a jamais eu de différence) le Brésil depuis des siècles, ma mission et de redécouvrir ce pays, l’explorer de l’acuité douteuse de mes yeux bigleux et de mes lunettes grasses et opaques, mettant à profit mon sens exceptionnel de la communication (pas vrai, les gars ?), pour vous livrer le récit de mes aventures rolambolesques dans ce pays fruit d’une histoire de découverte et d’exploitation, où de même je viens explorer et compte aussi bien en profiter.

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